Parmi les 318 dossiers examinés durant le mois de mai, le Service cantonal des automobiles et de la navigation (Scan) a sanctionné un pompier ivre de quatre mois de retrait de permis.
SUR LE FLANC Le chauffeur du tonne-pompe accusait un taux d'alcool de 1,3‰ après l'accident survenu le 12 février. (sp)Le 12 février
dernier, ce chauffeur du Centre de secours du Littoral ouest (CSLO)
avait pris les commandes d'un camion tonne-pompe pour aller éteindre,
avec deux autres sapeurs, un feu de broussailles à la Prise-Imer. Ce
trio n'était jamais arrivé à destination.
Près de Montezillon,
le conducteur perdit la maîtrise du véhicule. Feux bleus allumés, le
tonne-pompe sortit de la route et se coucha sur le flanc, dans un
champ. On sait aujourd'hui que le conducteur accusait un taux de 1,3‰ à
l'éthylomètre. Outre la perte de maîtrise et l'ivresse, le Scan a
retenu la mise en danger de ses collègues pompiers pour justifier les
quatre mois de retrait de permis. Heureusement pour les passagers, l'un
s'en est tiré indemne, l'autre avec de légères contusions.
Outre
la sanction administrative, le pompier fautif s'est fait suspendre de
sa fonction. «La mesure a été prise en accord avec le comité directeur.
Cela s'est imposé d'office», indique Jean-Claude Bonvin. Le commandant
du CSLO n'est pas à même de préciser quand ni sous quelles conditions
cet homme du feu pourrait être réintégré au sein du centre de secours.
Quant au tonne-pompe, il se trouve actuellement en Allemagne pour
expertise. «Le premier devis qui nous a été transmis», reprend le
commandant du CSLO, «se monte à 270 000 francs!» Vu la somme, la
décision de réparer l'engin est retardée. «Le dossier est en mains de
l'assurance, qui a peut-être une meilleure solution à proposer»,
conclut Jean-Claude Bonvin. / ste
Source : L'Express