MALONNE/FOSSES-LA-VILLE - Jean-François Deville n’a pas hésité une seule seconde à plonger dans la Sambre et sauver une dame d’une noyade certaine.
Mercredi vers 17h45 l’ambulance de Fosses-la-Ville avec à son bord
Jean-François Deville et Michaël Tomasevszky, deux ambulanciers
volontaires au SRI de Fosses, revenait d’une mission à Namur. Soudain
sur les ondes de la radio réservée aux services de secours, ils
entendent qu’une dame est tombée dans la Sambre à hauteur de la rue des
Sarpettes à Malonne. Se trouvant à 500 mètres du lieu précité, les
ambulanciers arrivent directement sur les berges de la rivière. Une
femme flotte à la surface et commence à couler. N’hésitant pas une seule
seconde, l’ambulancier Jean-François Deville plonge dans les eaux
froides et sombres afin de maintenir la tête de la victime hors de
l’eau. Mais la dame, qui semblait vouloir mettre fin à ses jours, se
débattait fermement.
Voyant qu’il commençait à lâcher prise, son collègue Michaël lui a
lancé une corde afin de les ramener sur la pente de la berge. Les
pompiers de Namur sont arrivés à point, avec une équipe de plongeurs, le
SMUR du CHR de Namur et une ambulance de la Croix-Rouge pour extirper
la victime et son sauveteur de l’eau. Tous deux étaient en légère
hypothermie après une dizaine de minutes passées dans la Sambre. «Je n’ai pas hésité une seule seconde » raconte Jean-François tout trempé. «C’est
plus un réflexe humain que professionnel et sans l’aide de mon
coéquipier venu à la rescousse, je n’y serais sans doute pas arrivé » souligne-t-il encore. «Avec mon collègue, nous formons un bonne équipe et si c’est à le refaire, je le referai… Nous n’avons fait que notre devoir ».
La dame a été transportée à la clinique Sainte-Élisabeth de Namur
tandis que les deux «héros » du jour ont regagné l’arsenal de Fosses
avec le sentiment du devoir pleinement accompli. Voilà un acte de
bravoure, même s’il peut paraître naturel aux yeux de certains, qui a le
mérite d’être souligné. Plonger dans la Sambre à cette saison, c’est
mettre sa propre vie en danger.
S. G.