Incendie | Les causes de l’incendie sont probablement accidentelles. Gros moyens déployés sur place et dégâts considérables.Thierry Mertenat | 08.03.2010 | Tribune de Genève
Les hommes du major Magnin n’ont pas dormi de la nuit. Blanche et besogneuse, celle de samedi à dimanche. Ikea, c’était la sortie apéritive (lire ci-contre); Avully, le plat de résistance. Servi à 2 h 49 du matin, par une alarme signalant un dégagement de fumée au chemin de la Touvière, au fond d’une impasse jouxtant le Rhône.
Un site industriel entouré de jardins familiaux, sur lequel on distille du biodiesel. Un décor de cuves et de tubulures. Un site sensible pour les pros de l’extinction. Il en vient de partout. Des casernes du centre-ville, de l’aéroport, des communes concernées. Au total, près de 100 intervenants et 18 véhicules engagés, sans compter les services concernés par les risques de pollution.
Elle sera évitée. «A 4 heures du matin, le feu était sous contrôle, explique Jacques Magnin. Nous avons dû lutter jusqu’au lever du jour contre une série de petites réinflammations, tout en commençant un patient travail de transvasement de produits.»
Hypothèse accidentelle privilégiée
Dimanche après-midi, ce travail-là était encore en cours, les sapeurs volontaires d’Avully et de Chancy croisant les envoyés de la police technique et scientifique. Il était trop tôt pour déterminer les causes du sinistre, même si l’hypothèse accidentelle semble l’emporter. Les professionnels du SIS connaissaient déjà l’adresse pour y être allés en intervention il y a quelques années.
Si les dommages écologiques ont été écartés, grâce notamment à la mise en place de bassins de rétention, le site industriel, en revanche, est dévasté. Cette raffinerie de carburant bio avait vu le jour en 2003.

